Publié en 1975 |
Chers
lecteurs,
Une
fois n’est pas coutume ! Je vous invite à faire un bond dans le temps…
Pourquoi ce choix, pourquoi Harlequin de 1975 ? Par défi et par nostalgie. Je voulais plonger dans les lectures de l'époque de ma mère et comprendre pourquoi un tel phénomène autour de ces éditions.
Pourquoi ce choix, pourquoi Harlequin de 1975 ? Par défi et par nostalgie. Je voulais plonger dans les lectures de l'époque de ma mère et comprendre pourquoi un tel phénomène autour de ces éditions.
Laissez-moi
vous présenter Croisière vers le bonheur de Betty Neels qui est
un roman sentimental tiré de la collection blanche de la célèbre
maison d’édition Harlequin — cette collection à la spécificité de
se dérouler dans le milieu médical.
Ce roman est ce que l’on appelle véritablement un roman à l’eau de rose.
Il raconte l’histoire de Margot, une jeune et belle infirmière de vingt-sept ans, célibataire et meilleure amie de Rimada. En voulant aider cette dernière à organiser son mariage secret, elle croise le chemin du beau et arrogant Docteur Adam de Wolff qui s’avère être le tuteur de celle qui doit épouser un tout jeune médecin inexpérimenté. De cette rencontre va naître une relation houleuse — et le terme est fort, entre le beau médecin/professeur, qui est de surcroit Baron et Margot, la jeune et jolie femme aux longs cheveux blonds et aux revenus, dirons-nous, plus modestes.
L’histoire
se passe entre la grande et belle demeure de la cousine du baron et le bateau
sur lequel se retrouvent les protagonistes.
Ce
que l’on peut retenir de cette lecture est que les scènes sont rapidement
écrites. Il n’y a pas de détail, l’auteur ne s’attarde pas sur les personnages
ou les éléments qui ont construit la vie de chacun. Nous avons l’impression
également que tout est écrit pour simplifier la vie des personnages :
les gens sont riches, ils habitent dans de très belles demeurent et ont de gros
moyens, ce qui éliment tout bonnement les complications à les faire voyager ou
à les faire vivre dans des demeures plus modestes. La richesse est apparemment un
détail. Tout est grandiose, tout est facile.
Bref,
je suis assez déçue, car je pensais retrouver les lectures de mon adolescence.
Je me souviens avoir lu (en cachette de ma mère) des romans de cette maison
d’édition canadienne beaucoup plus prenants et passionnés que celui que je
viens de terminer. Il a manqué de magie et d’émotion. Les personnages ne
m’ont pas emportée, quant à l’histoire je pensais voyager un peu plus dans les
cabines luxueuses du bateau, en vain.
En résumé, la question que je me pose surtout est :
Etait-ce les lectures de l’époque ? En plein milieu des années 70, année de la libération des mœurs, c’est tout ce que la littérature sentimentale avait à offrir à toutes ces femmes, à toutes ces ménagères ? Je ne sais pas. Dans tous les cas, je peux dire que j’ai fait mes armes en lisant tous les Harlequin de ma mère et je peux vous dire qu’à chaque fois, je m’endormais en rêvant du Prince Charmant. Mais ça, c’était à la fin des années 80. Et nous étions bien loin des nouvelles lectures dites sentimentales d'aujourd'hui.
Conclusion,
en 40 ans, les histoires dans lesquelles se mêlent sentiments, amours, passions
et sexes ont bien évolué et Dieu merci. Mais, car il y a toujours un mais, n’allons-nous
pas trop loin ? À force de banaliser le sexe dans les romans, aurait-on
perdu la magie de l’imaginaire, de l’amour ? Lorsqu’un bel inconnu pose
ses lèvres sur celles de l’héroïne, faut-il toujours que les scènes se
terminent par une scène érotique ? Et si nous essayions de
recréer l’amour dans les romans… ?
Histoire d'amour impossible, trhiller, spicy, romanesque, polar, chick-list... |
Bref, Harlequin étonne et détonne !
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Article publié par « Les
chApitres de sOnia » pour « Focus Littérature - What’s my age
again ? »
Règlement du challenge "Focus Littérature" : ICI
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